Une bourrique
en panique
chique une tique
écliptique.
Un kilo
d’chocolat
chique un chat
angora.
Un chic chat
dans l’coma
aux amandes
et aux noix.
Une chic tique
élastique
panique
sur l’écliptique.
Une histoire
à marcher
sur la tête
quand ça pique.
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Un ballon dans un cochon (poème aburde, ou comptine, ou chanson — mélodie inconnue).
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© Copyright Loup Kibiloki – Électrodes – 2009
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De droite à gauche: le poète Paul Chamberland, le romancier Laurent Girouard, l'écrivain Jacques Renaud (le p'tit jeune à l'avant-plan), les écrivains Claude Jasmin, Gérald Godin, André Major, et le cheval. Sur la pancarte, c'est écrit "DANGER". La photo est du photographe et cinéaste Jean Beaudin. Sous les pieds, c'est de la glace: celle du Lac aux Castors, à Montréal, sur le Mont-Royal, possiblement un ancien volcan. La photo fut prise durant l'hiver 1965-1966 pour illustrer un reportage de Normand Cloutier diffusé en février 1966 dans le magazine canadien Le Maclean. Photo posted under Fair Use.
Ce post est long. En plus de ma présentation, il contient un essai inédit de Jacques Renaud (indenté, plus bas, à mi-post). Vous pouvez accéder tout de suite à la nouvelle Et Paix sur la Terre en cliquant sur le lien ci-dessous. (À l’origine, la nouvelle s’intitulait And on Earth, Peace.):
(Lien vers le texte original et intégral de la nouvelle “Et Paix sur la Terre” de Jacques Renaud.)
*
La nouvelle Et Paix sur la Terre, de Jacques Renaud, fut publiée pour la première fois en 1964 (peut-être 1963) dans la revue québécoise socialiste et indépendantiste Parti Pris, à l’invitation d’André Major. Je n’ai pas retrouvé la référence bibliographique exacte – et Jr non plus. À l’origine et lors de sa publication, cette nouvelle s’intitulait And on earth, peace…
À l’aube de ce qu’on a appelé, au Québec, la “Révolution Tranquille”, cette nouvelle annonçait le coup d’envoi de la nouvelle littérature québécoise en langue populaire, ce que des commentateurs de l’establishment ont appelé le “joual” (pourquoi pas “joil”? :-).
Jusque-là, la langue populaire n’était utilisée que parcimonieusement dans les dialogues de romans. La langue populaire était boudée par les grands et petits-bourgeois canadiens-français. Cette fois, le vernaculaire se retrouvait de plain-pied partout dans la narration – et pas seulement dans des dialogues.
Le 17 novembre 1964, quelques temps après la publication de Et Paix sur la Terre, paraissait Le Cassé, toujours de Jacques Renaud, à l’initiative de Laurent Girouard, l’auteur de La Ville inhumaine et membre du mouvement Parti Pris, qui rendait parfois visite à Jacques Renaud.
La publication du recueil de nouvelles Le Cassé est étroitement associée à la publication de Et Paix sur la Terre, et il est difficile d’en parler sans parler de Le Cassé.
On va le faire.
Après la publication de Et Paix sur la Terre dans la revue Parti Pris, Laurent Girouard avait sollicité un manuscrit de l’auteur, “quelque chose qui ferait un livre, quelque chose dans le même style que Et Paix sur la Terre“.
Tout coïncidait.
“On sent, autour de la tête et plus spécialement dans la nuque, comme une pression inusitée …”
*
“Petit à petit, cette pression prend une forme plus distincte et on sent un véritable courant qui descend – un courant de force, qui n’est pas semblable à un courant électrique désagréable, mais plutôt à une masse fluide… “
*
“Ce courant, au début, est assez spasmodique, irrégulier, et il faut un léger effort conscient pour se rebrancher sur lui quand il s’est estompé; puis il devient continu, naturel, automatique, et il donne la sensation très agréable d’une énergie fraîche, comme une autre respiration, plus vaste que celle de nos poumons, qui nous enveloppe …”
*
” … et surtout qu’il n’y a pas deux cas semblables – d’où l’erreur de tous les dogmatismes spirituels. Nous pouvons seulement tracer quelques lignes générales d’expérience.”

Satprem. Il a quitté son corps physique le 9 avril 2007. Tu vas revenir toi aussi, non? Comme Blaise?... Comme tant d'autres?... C'est pas fini, l'affaire, y s'en passe des choses, ça fait que commencer... Merci infiniment pour le truc d'la nuque: c'est suprême.
Satprem - Sri Aurobindo ou L’Aventure de la conscience
Descente de la Force, pages 49-53
Pondichéry, 1963
Éditions Buchet-Chastel, Paris, 1970
[Quelques autres extraits tirés du chapitre de L'Aventure de la Conscience, "Descente de la Force", suivent un peu plus bas.]
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Dos de l'ouvrage de Satprem publié aux éditions Buchet - Chastel, Paris. Cliquez sur l'image pour élargir et lire. Ordinairement, ça marche...
C’était en 1969. J’habitais Paris.
Un poète québécois, Guy Lafond, que j’avais connu là-bas, me cite un titre et un nom d’auteur, il me dit: “Ça se lit comme un roman…” Le livre, c’était L’Aventure de la Conscience; l’auteur était Satprem.
Une ou deux semaines auparavant, je venais tout juste de découvrir un univers qui, pour moi, avait été, jusque-là, parallèle: j’étais entré dans une “librairie ésotérique” du quartier latin à Paris. Je n’étais jamais entré dans ce genre de librairie et je ne connaissais rien de cet univers. Je voulais simplement lire quelque chose d’inhabituel – et la vitrine et les titres dans la vitrine semblaient offrir ce que le flâneur en moi cherchait.
Un titre m’avait frappé sur l’une des étagères: Fragments d’un enseignement inconnu. L’auteur: Ouspensky. Le thème: ses rencontres et ses entretiens avec “G” (George Ivanovitch Gurdjieff). J’ai pensé: “On va essayer ça…”
Une journée ou deux plus tard, au moment où Lafond me parlait de Satprem, je venais tout juste de terminer l’aventure du livre d’Ouspensky – et c’était pour moi une aventure de l’étonnement. Une sorte de choc, aussi. Une découverte.
Une découverte qui allait être vite distancée à la lecture de L’Aventure de la Conscience de Satprem dont l’expérience, l’enseignement, le réalisme spirituel, la substance allaient m’accompagner jusqu’à ce jour – et m’accompagneront, je pense, toujours.
Un passage décisif, l’un de ceux dont je me souviens le plus, c’est celui qui va suivre, plus bas. L’édition de l’exemplaire du livre que j’ai présentement entre les mains, et dont l’extrait est tiré, date de 1970 – je viens tout juste de le recevoir, commandé chez amazon parce que je tenais à faire le post que vous lisez maintenant. Ce n’est évidemment pas l’édition que j’ai lue en 1969. La raison: je n’ai plus de véritable bibliothèque – j’ai dû me défaire des neuf dixièmes de mes livres en 1999.
Mais le texte cité ici est très vraisemblablement le même – en tout cas il l’est à ma mémoire – et l’essentiel est là. Ce passage décisif, c’est celui où Satprem décrit de manière tellement simple le point de contact avec la Shakti.

Sujata Nahar, la compagne de Satprem, a quitté son corps peu après son compagnon, le 4 mai 2007. Elle était née à Calcutta le 12 décembre 1925.
C’est d’une telle simplicité, et tellement vrai en pratique, que c’est à tomber sur le dos! Comment se fait-il qu’on ne nous ait jamais, mais jamais, enseigné ça avant!? En tout cas en Occident? Et même, de ce que je connais des yogas indiens, s’ils le mentionnent, ça doit être en très, très petits caractères; jamais lu quelque chose de semblable de ce côté-là non plus (ni nulle part ailleurs), et surtout, aussi clairement, aussi simplement et sereinement décrit.
La réponse à cette question spécifique (à savoir, comment se fait-il qu’on en parle pratiquement nulle part avant 1969 – si j’ai tort, dites-le moi), Satprem n’y répond pas. Il n’en traite d’ailleurs pas, et ce n’est pas l’objet de L’Aventure de la Conscience. À chaque outil sa fonction. Cependant, la réponse, on la trouve ailleurs, pas de manière spécifique, peut-être, mais au sens large, en lisant, par exemple, Le Règne de la Quantité et les Signes des Temps, de René Guénon (je recommande cette lecture à tout le monde – j’ai lu cet ouvrage au moins trois fois à partir des années 1970s – ça permet, entre autres, de comprendre dans quelle sorte de monde on vit et d’éviter pas mal de bêtises).
Mais ce que vous ne trouverez pas chez Guénon – ni chez Gurdjieff, d’ailleurs, ni nulle part ailleurs où je suis allé, ni dans aucun, je dis bien aucun autre livre que j’ai lu dans ma vie, et il m’en est passé moultes et moultes entre les mains au fil des années, c’est ce que contient l’extrait qui va suivre, tiré de L’Aventure de la Conscience. “Changer la vie”, disait, je penses, Rimbaud? Ce que vous allez lire peut, en un instant, changer la vôtre.
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Autres extraits du livre de Satprem:
Sri Aurobindo ou L’Aventure de la Conscience:
Descente de la Force
[...]
“Et peu à peu le vide s’emplit. On fait alors une série d’observations et d’expériences d’une importance considérable, qu’il serait faux de présenter comme une séquence logique, car à partir du moment où l’on quitte le vieux monde, on s’aperçoit que tout est possible, et surtout qu’il n’y a pas deux cas semblables – d’où l’erreur de tous les dogmatismes spirituels. Nous pouvons seulement tracer quelques lignes générales d’expérience.
Satprem poursuit:
“Tout d’abord, lorsque la paix mentale est relativement établie, à défaut de silence absolu, et que notre aspiration ou notre besoin a grandi, est devenu constant, lancinant, comme un trou qu’on porte en soi, on observe un premier phénomène qui aura des conséquences incalculables pour tout le reste de notre yoga.
This post is not a piece of fiction.
Some years ago, in early October, I opened the front door on a hunch – and there she was, the fluffy, enchanting, first snowfall. And just in front of me, on the doorstep – lo and behold – there they were. The Snowers. The People of the Snow. I’d never met them before. Never seen them before. The Snowers…

No Snow, nicht Schnee, pas d'neige! ... Where on Earth has all of the Laurentian Mountains' snow gone?
Where are the Snowers, now, 2009? Where are the invisible (so-called “invisible”) Fairy People of the Snow I once met here in the village?… Apparently, they are showering the white fluffy stuff elsewhere, where, well, it “shouldn’t” fall … (Update: late at night on November 29, at last, it was… snowing! Nonetheless, it’s almost two months late… Anyway: the post is essentially about the Snowers, the so-called “invisible” People of the Snow.)
[Note: I started working on this post around November 17, 2009. It started to snow here, late at night, on November 29, which was - to me, at least - very late and very unusual. Let me mention that I'd felt the presence of the Snowers for a while about twenty-four hours before it started to snow. Meanwhile, around November 19 or 20, "Climategate" was exploding like a giant snowfall all over the internet - but this post is not on or about Climategate or the "climate debate," except at the beginning -- although I've added some pieces on it, lately, at the end of the post. (Also: "Ado" is French for "teen.")]
The Climate! It’s warming! No, it’s cooling! It’s man-made! No, it’s not!
May I?…
I’ll come to the People of the Snow, the Snowers, further down on this post.
But. First things first.
Allow me, for a moment, to be a heretic about climate. Or an agnostic. As for modern science and as for the present debate, all sides. At least for today. For this post.
“Climate” is a very vast concept, anyway.
Not that I’m indifferent to the whole question of “climate change” - or “climate unchange,” if such a chimera could exist.
Simply I’m feeling some kind of growing unease toward the “debate.”
I see intelligent people getting slowly sucked in a debate on climate change, in a debate on “global warming” vs “global cooling” that is in great danger of becoming more and more like some kind of undebatable “global confusion.”
I don’t want to get sucked in the swirling vortex of “yes it’s not, you idiot!” or “yes it is, you idiot!”, whatever “it” would be, coud be, can, or can’t be. Or is.
I try, though. I try not to be sucked in, and I won’t completely succeed, I know it, and “completely succeeding” isn’t my purpose anyway. I always hear “sucks” when I hear “success.” Ts’like some kinda built-in crude semantic wink of wisdom, and I say “thanks” when wisdom lurks that way and winks.
Actually, I’m going to fail right now, because I want to mention from the start that I’m not an Al Gore fan. To put it bluntly: I don’t trust him. By instinct. The guy has “profits,” “money,” “success,” “hoopla,” “establishment,” written all over his over-nourished body, smile and portfolio.
That being said, having clearly failed at not being sucked in the debate, let’s enjoy this new freedom, and let’s proceed further.
I’ve seen photos showing parts of Canada, or the US, and other parts of the world, where it snows – and apparently it’s not supposed to snow there – whether at this time of year, or at any other time, depending. That’s what I understand. And for certain people, it’s also supposed to prove something. It could. But it certainly doesn’t prove the “it’s warming” part of the debate. I’m also convinced that it doesn’t disprove it either.
Because where I live, the whole place should be lavishly covered with snow since the beginning of October. And as up to late at night on November 29, nicht Schnee, no snow, pas d’neige! Temperature: mild. (Around 13 C (55.4 F) on Nov 19 – similar, more or less, day after day – a bit colder now on November 29). But it’s not really cold. In the context of the debate, it’s also supposed to prove something. It could. But it certainly doesn’t prove the “it’s cooling” part of the debate. And I’m convinced it doesn’t disprove it either.
Let’s face it: “here,” as well as “over there,” are both located on the same Planet.
Climate seems to be shifting, though. Well, presently, here, to me, it is shifting! Signs of a long-term tendency? Qui vivra verra.
And the People of the Snow? The Snowers? Les Neigeurs? We’re coming to them.
In any event, here I am, writing this post to tell virtually the whole world that where I live, in the Laurentian Mountains, in Québec (actually, in the Haute Matawinie region, far from the touristic ghetto of the Tremblant region westward), I should have been shoveling snow in spades for almost two months…
And I haven’t yet.
Not that I don’t want to.
Actually, I’m one of those strange people who are in love with winter, and like so many of them, I’m especially endeared to the first snowfall. It’s magical. It’s erotic. It’s astral. It’s Vivaldi. It’s sweetness and light.
I’m coming to the Snowers.
There’s something about “climate” that I’ve not heard or read about over the internet – I don’t pretend it’s absolutly absent, that’s impossible, I’m sure, but it’s certainly absent from the “mainstream-internet- serious-debate-about- climate.”
That “something” missing is related to the following.
And this is not fiction.
Some years ago, in early October (2001, or 2002), first days of October, in the evening, it was the first snowfall, I was excited, t’was like champaign in the air, I opened the front door on a hunch.
Yes, there she was, fluffy, fresh and refreshing, white, abundant, enchanting, the first snowfall sensually showering all over the village where I live.
But there was something else.
Just in front of me, on the doorstep – lo and behold – there they were. Who? The People of the Snow, pardi!
Never heard of them?
[Note et lien: il y a un post et un article ici sur Blaise et Pâques à New York: "Pâques à New York, Blaise Cendrars. Tu reviens quand, Blaise?" ]
*
Blaise Cendrars
Pâques à New York
à Agnès
Fléchis tes branches, arbre géant, relâche un
peu la tension des viscères,
Et que ta rigueur naturelle s’alentisse,
N’écartèle pas si rudement les membres du Roi
supérieur…
Fortunat
(traduction Remy de Gourmont, Le Latin Mystique.)
[Flecte ramos, arbor alta, tensa laxa viscera
Et rigor lentescat ille quem dedit nativitas
Ut superni membra Regis miti tendas stipite ...
Fortunat, Pange lingua.]
Seigneur, c’est aujourd’hui le jour de votre Nom,
J’ai lu dans un vieux livre la geste de votre Passion,
Et votre angoisse et vos efforts et vos bonnes paroles
Qui pleurent dans le livre, doucement monotones.
Un moine d’un vieux temps me parle de votre mort.
Il traçait votre histoire avec des lettres d’or
Dans un missel, posé sur ses genoux.
Il travaillait pieusement en s’inspirant de Vous.
À l’abri de l’autel, assis dans sa robe blanche,
il travaillait lentement du lundi au dimanche.
Les heures s’arrêtaient au seuil de son retrait.
Lui, s’oubliait, penché sur votre portrait.
À vêpres, quand les cloches psalmodiaient dans la tour,
Le bon frère ne savait si c’était son amour
Ou si c’était le Vôtre, Seigneur, ou votre Père
Qui battait à grands coups les portes du monastère.
Je suis comme ce bon moine, ce soir, je suis inquiet.
Dans la chambre à côté, un être triste et muet
Censorship: Western leaders, like Obama, are still lecturing others (this time China).
President Obama: Don’t Lecture China on Censorship
Excerpts from Article by Dave Lindorff – The Public Record – Nov 16th, 2009 – and some comments by Loup Kibiloki.

Oh yes, you can censor - and you do. And it shows. And we know. And Chinese people know. And it's the same everywhere in the world with the power that be, they're addicted to it, including leaders in Canada, Uk, France, Germany, and so on - censorship is everywhere in the mass media, it's everywhere, including in US and in your mouth. Stop behaving as though you were not morally stark naked like all the others. It's becoming more and more useless. And terribly ridiculous. We see it.
[Yes, there is censorship in China. But what about North-America?]
Excerpt from Dave Lindorff’s article:
And yet America is hardly free of censorship. Heck, the president himself has gone to court to prevent the release of photographs of US troops torturing captives in Iraq, Afghanistan and at Guantanamo. Talk about censorship! But it goes way beyond just such crude, totalitarian style control over information.
Let’s just take the issue of depleted uranium weapons, over 1000 tons of which have been expended in the US invasion of Iraq, most of it in populated areas where millions remain exposed to the radioactive dust of the burned material. There is almost no reporting on this topic in the US media. The Pentagon has for years lied about and hidden the effects of this deadly substance, used in shells, bombs and bullets because of its unique ability to penetrate hard steel armor and concrete bunker walls.

It has refused to disclose where the weapons were fired, and has denied US troops the tests that would show if they have been contaminated. It has even resorted to having paid Pentagon hacks surreptitiously libel, slander and otherwise undermine those military sources and journalists who have tried to expose this scourge (this reporter has been the target of such disinformation attacks).
End of excerpt.
[ One should read the other excerpt that follows, from Lindorff's article, then read it again. It won't be a waste of time. I've been aware for years of what is described in that excerpt.]
Other excerpt from Lindorff’s article:
One thing I learned from living and working as a journalist and journalism teacher in China back in the 1990s is that the Chinese people, with their long experience of living in a totalitarian dictatorship in which all media are owned and tightly controlled by the state and the ruling Communist Party, are acutely aware that they are being lied to and that the truth is being hidden from them. Accordingly, they have learned to read between the lines, to pick up subtle hints in news articles which honest journalists have learned how to slip into their carefully controlled reports. They have also developed a sophisticated private system of person-to-person reporting called xiaodao xiaoxi or, literally, “back-alley news.”

Fantasy Fish - Poisson Fantastique - du peintre Elen Christof - Source et lien vers son site en cliquant sur l'image.

(Lien vers la nouvelle “C’est Der Fisch qui a détruit Die Mauer” – cliquer ici)
C’est une nouvelle étrange. Certains pourraient la considérer comme “prophétique” (je n’irais pas jusque-là, quoiqu’on puisse être tenté). La nouvelle date de 1984 – et le mur de Berlin sera détruit 5 ans plus tard, en 1989.
On pourrait, par ailleurs, avancer que Der Fisch lui-même, le poisson géant (une truite géante), est une allégorie de Jean-Paul II. Le poisson est un symbole de ralliement chrétien très archaïque et bien connu.

La mitre ... Placez un oeil devant, un autre derrière, tel que décrit dans la nouvelle, et vous avez Der Fisch debout, tel que décrit dans l'histoire écrite par Jacques Renaud. (Très belle mitre, en passant :) Source: cliquer sur l'image.)
Ce poisson vient de l’Est. On peut penser qu’il vient d’Allemagne de l’Est – mais il n’a pas de papiers, il peut très bien venir de Pologne – ou de Russie, mais chose certaine, il vient d’Orient, c’est essentiellement ce qu’on sait.
Der Fisch entrouvre le portillon de Check-Point Charlie après avoir exercé une fascination certaine sur les gardes-frontières de la célèbre station de métro souterraine de Berlin. Le portillon que Der Fisch entrouvre est celui qui donne à l’Ouest, vers Berlin-Ouest. Der Fisch entrouvre ce portillon en soutenant toujours que le Mur (Die Mauer), qui entoure de partout Berlin-Ouest, est le mur d’une piscine géante (fonts baptismaux géants! :-) dans laquelle il tient mordicus à aller nager! Pas seulement nager, d’ailleurs, il veut bouffer, comme il est dit, du fretin, gros ou petit… Ma foi, serait-ce vraiment Jean-Paul? :-) …
En entrouvrant le portillon de Check-Point Charlie, Der Fisch provoque un déluge en provenance de l’Ouest (Berlin-Ouest est vraiment une piscine, une grosse, celle de l’Ouest tout entier!) qui se jette vers l’Est, submerge l’Est – un festin monstre en perspective pour Der Fisch, une sacrée dernière cène, une gargantuesque communion…
Oui, c’est très tentant de dire que cette nouvelle de Jacques Renaud a quelque chose de prophétique… Une nouvelle écrite à Berlin-Ouest, MartinStrasse, en 1984…
À chacun, ce que chacun peut en penser. C’est surtout une nouvelle à caractère fantastique, elle est humoristique, très “tongue-in-cheek” – en plus d’être très symbolique. Certains diront que c’est une pièce d’anthologie – marrante, généreusement diluvienne. Incipit: “Le Poisson arriva de l’Est à cinq heures de l’après-midi vers la fin du mois d’octobre et se plaça en queue à la station souterraine de métro Friedrich-Strasse pour passer à Berlin-Ouest…”
Fin octobre. Presque début novembre, quoi. Mais la nouvelle ne donne pas l’année. Modestie d’auteur? LOL et MDR.
De toute évidence, Der-Fisch-Jean-Paul-II-le-Poisson (si c’est Jean-Paul II, bien sûr :) savait où il allait et savait ce qu’il voulait en entrouvrant le portillon.
Et tout ce qui va s’ensuivre. Pour le meilleur, à court terme (comme une bonne lampée de champagne ou de schnapps quand le Mur fait boum! au sol – beaucoup de liquide ) – et pour du pareil-au-même mutant rapidement en pire, à long terme.
Ça fait à peine vingt ans.
En fait, il est peut-être (encore) à peine temps d’lacer vos godasses, d’attacher vos tuques, de préparer votre bug-out bag et de tenir le canot prêt – pour la chasse-galerie? Précautions. Le déluge, de toute évidence, n’a pas encore terminé son périple – et Der Fisch, croyez-moi, n’a jamais eu peur de se noyer, n’a jamais eu froid aux yeux, il adore ébrécher les murs, vider les piscines…
Der Fisch, quoi. Le Gros Poisson. Et c’est lui qui pêche, pas nous…
Au fond…, la question demeure: c’est qui, c’est quoi, ce Poisson?
On fera le point dans 10 000 ans. Rendez-vous.

Montage. Source: cliquer sur l'image. Ce montage représenterait, sur la droite, en plus de Jean-Paul II, un autre pape dont l'identité n'est pas donnée. Au-dessus des deux papes, pour l'instant, je ne sais pas ce que c'est. Sur la gauche, ce serait une représentation, vraisemblablement en bas-relief, du dieu sémitique Dagon. Dagon serait une divinité de l'agriculture et des céréales, mais "dag" serait aussi associé à un mot hébreu qui signifierait "poisson" - d'où la désignation de Dagon, également, comme dieu-poisson. Il est dit que Dagon est parfois décrit comme une sirène mâle. On identifie aussi Dagon à Matsya, l'un des avatars du dieu indien Vishnu, l'avatar poisson - ou "ichtyomorphe". Les données fournies ici proviennent, en grance partie, de la même source que l'image: Wikiality. Lien sur l'illustration. Apparemment, les données se rapportant spécifiquement à Dagon étaient inconnues de l'auteur en 1984. Dans la mesure où ça peut importer...
En résumé:
Der Fisch, de l’écrivain québécois Jacques Renaud (auteur de Le Cassé), a été écrite à Berlin-Ouest, Martin Strasse, en 1984, cinq ans avant la destruction du Mur de Berlin (9 novembre 1989).
L’histoire décrit comment Der Fisch (Le Poisson), le personnage principal de l’histoire, mit fin à l’existence du Mur de Berlin, convaincu que Berlin-Ouest était une piscine. Apparemment, Der Fisch avait raison.
Cette nouvelle au titre allemand – mais écrite en langue française – a été publiée pour la première fois au printemps 1987, en France, dans la revue Brèves, No 24/25, dans un “Spécial Québec” préparé et présenté par Serge Safran.
La même nouvelle a été reprise plus tard dans L ‘Espace du Diable de Jacques Renaud, en septembre 1989, un peu plus d’un mois avant la destruction du Mauer (Die “Mâouâ”) le 9 novembre 1989. L’Espace du Diable est épuisé.
La nouvelle “Der Fisch” (lien vers le texte original complet; cliquer ici.)
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Je viens de trouver cette illustration. Représentation du dieu-poisson Dagon. Lien vers la source en cliquant sur l'illustration.
La source de l’illustration à gauche est la page d’un site en langue anglaise sur lequel je suis tout juste tombé, et qui porte, entre autres, sur les liens qu’il y aurait entre la forme de la mitre papale, le dieu-poisson, Dagon, etc.
La page s’intitule “Dagon, Cybele & Catholicism.”
J’ai juste eu le temps de parcourir la page en question.
Rappelons que Der Fisch, lui, n’est pas moitié quelquechose et moitié autre chose. Il est totalement quelquechose d’indéfinissable et d’unique surgi naturellement de la psyché, il n’est pas une illustration composite ni un montage – et il ne court pas après le culte…
Der Fisch aime l’eau, ça, oui, beaucoup l’eau et beaucoup d’eau :-)
Il est curieux, aussi, et tenace… Hum… Jean-Paul II ?!?… Non…, il ne cherche pas de disciples, il ne cherche pas à convertir.
En tout cas, pas dans la nouvelle.
Et Der Fisch ne pratique pas le ski. En tout cas, il n’est pas dit qu’il pratique ce sport. Quoiqu’à la fin, il semble surfer…
En tout cas, il est en forme. Dangereusement en forme.
Un Poisson qui, en plus, sait se faire Verseau, on ne peut plus en douter. Doué pour la mutation. Un Sacré Poisson, Der Fisch.
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After the Berlin Wall: Europe 20 years on – FT.com
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À l’Ouest, la “liberté d’expression” s’est-elle écroulée avec le Mur (oui, c’est bel et bien ce que je viens d’écrire)? À vous d’en juger (et ce ne serait pas le seul exemple, et ce ne serait pas seulement en Allemagne):
Excerpt:
“Prof. Pappe wrote an open letter to the mayor [of Munich], stating that “in the 1930s my father, a German Jew, was silenced in a similar manner [in Germany], and I am saddened to discover the same censorship in 2009 [in Germany].” “
Le professeur Ilan Pappe est un juif Israélien anti-sioniste opposé au Mur israélien érigé en Palestine. En attendant Der Fisch, pour paraphraser Beckett… Ou Daniel-Rops: Der Fisch, où est ta victoire?…
Finalement: ambigu, Der Fisch.
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© Copyright Loup Kibiloki – Électrodes – 2009

© Copyright Jacques Renaud, 1984, 1987, 1989, 2009, pour la nouvelle Der Fisch (C’est Der Fisch qui a détruit Die Mauer) – Some rights reserved. Voir la notice de copyright à la fin de la nouvelle.
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